CESER : Soutenir les associations pour ce qu’elles sont et ce qu’elles font

14/11/2017

Les associations se sont affirmées comme des partenaires historiques des pouvoirs publics désireux de soutenir les dynamiques d’innovations sociales portées par celles-ci et/ou de s’appuyer sur elles pour mettre en oeuvre leurs priorités politiques. Au cours de ces dernières années, les relations entre pouvoirs publics territoriaux et associations ont été marquées par d’importantes mutations liées à l’émergence de nouvelles réglementations européennes et aux réformes territoriales successives. 

Le CESER a souhaité explorer différents leviers qui s’offrent aux associations et pouvoirs publics dans ce contexte en pleine mutation. Il fait un ensemble de propositions pour mieux soutenir les associations d’intérêt général.

   

   

Que seraient notre Région, nos Départements, nos villes et villages sans les associations ? Ces dernières ont contribué après guerre à la construction de notre modèle social. Elles participent aujourd’hui au renforcement de la cohésion sociale et à la promotion de la citoyenneté, à la préservation de l’environnement ainsi qu’au développement économique équilibré des territoires et à l’emploi.

     
Les associations se sont affirmées comme des partenaires historiques des pouvoirs publics désireux de soutenir les dynamiques d’innovations sociales portées par celles-ci et/ou de s’appuyer sur elles pour mettre en oeuvre leurs priorités politiques. Au cours de ces dernières années, les relations entre pouvoirs publics territoriaux et associations ont été marquées par d’importantes mutations liées à l’émergence de nouvelles réglementations européennes et aux réformes territoriales successives. Les collectivités ont eu tendance à généraliser le recours aux appels d’offres même quand ce n’est ni souhaitable, ni nécessaire. Les pressions faites sur les budgets des collectivités locales tant aux niveaux régional, métropolitain, départemental, qu’intercommunal et communal ont rendu le financement des associations plus problématique. Ces évolutions compromettent aujourd’hui le modèle économique de nombreuses associations reposant fortement sur les fonds publics et peuvent conduire à une disparition de services d’utilité sociale.

    
Le développement de la responsabilité sociétale et environnementale (RSE) des entreprises et l’émergence de nouvelles formes d’entrepreneuriat social et solidaire permettent l’engagement de nouveaux acteurs en faveur du développement des territoires. Des entreprises s’intéressent à des secteurs d’activité autrefois dévolus aux associations (services à la personne, colonies de vacances, …). Cependant, l’entrée d’opérateurs à but lucratif impacte le monde associatif et a des effets sur le service rendu qu’il convient de mesurer. Les associations développent davantage d’activités génératrices de revenus et multiplient les partenariats avec les entreprises. Les frontières ont ainsi tendance à devenir plus floues, ouvrant de nouvelles perspectives.