Etude sur l'évolution du Football en Auvergne-Rhône-Alpes

12/07/2018

L’Insee Auvergne-Rhône-Alpes, en partenariat avec la Direction régionale de la jeunesse, des sports et de la cohésion sociale et avec l’appui de l’Institut national de la jeunesse et de l’éducation populaire,

publie à l’occasion de la Coupe du monde de football, une étude sur l’évolution de ce sport dans la région.

algré l’essor du football féminin, dont le nombre de licenciées a plus que doublé depuis 2010, la pratique d’ensemble stagne depuis plus de quinze ans. Avec 52 % d’adhésions chez les moins de 20 ans, le football reste un sport plutôt pratiqué par les jeunes. Il reste plus accessible que d’autres disciplines. Ainsi, les acteurs de la politique de la ville s’appuient sur le football en particulier pour encourager la mixité sociale au sein des quartiers prioritaires.

TOUJOURS LE PREMIER SPORT EN NOMBRE DE LICENCIÉS

Auvergne-Rhône-Alpes est la deuxième région après l’Île-de-France pour le nombre de licences du football. Cependant, rapportée au nombre de personnes en âge de pratiquer (entre 5 et 49 ans), la région occupe un modeste 10e rang en métropole. En première position devant le tennis et avec deux fois plus d’adhésions, le football fédère 250 000 résidents de la région en 2016 (soit 12 % des licences sportives).

UNE DISCIPLINE EN PERTE D’ATTRACTIVITÉ

Entre 2000 et 2016, le nombre de licences de football a diminué de 3 % dans la région. Dans le même temps, les sports dits « olympiques » ont délivré 20 % de licences supplémentaires. Les autres sports de ballon comme le rugby, le basket et le volley progressent également. L’augmentation la plus spectaculaire concerne le handball qui a plus que doublé son nombre de pratiquants.

LA PRATIQUE FÉMININE GAGNE DU TERRAIN

Les femmes détiennent aujourd’hui 7,3 % des licences régionales contre seulement 2,9 % neuf ans plus tôt. L’essor du football féminin doit beaucoup à sa meilleure couverture médiatique. Dans la région, les joueuses de l’Olympique Lyonnais y ont largement contribué, se construisant un solide palmarès et une notoriété au niveau européen.

VIABILITÉ DES CLUBS, CAPACITÉ DES ÉQUIPEMENTS : À CHAQUE TERRITOIRE SES ENJEUX

La moitié des communes de la région sont équipées d’un terrain de football. On comptabilise 1 770 clubs mais ce nombre est en baisse dans les douze départements de la région. Dans les zones rurales, cette baisse peut aller de pair avec une baisse de la population. Au contraire, dans les zones urbaines, certains clubs refusent des adhérents faute d’encadrement ou d’installations sportives.

UN LEVIER POUR L’ACTION PUBLIQUE AU SEIN DES QUARTIERS DE LA POLITIQUE DE LA VILLE

En 2015, dans la région, 57 clubs sont implantés au sein des quartiers prioritaires de la politique de la ville. Le football y remporte plus de succès que les autres sports mais il est moins féminisé. Sport populaire depuis toujours et se pratiquant très jeune, le football est un vecteur de lien social dans ces territoires.

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Source : http://auvergne-rhone-alpes.drdjscs.gouv.fr/spip.php?article1371